Dubaï, ou le succès du Soft Power

En seulement 15 ans, le pouvoir d’influence des pays dans la région du Moyen-Orient a complètement basculé. Autrefois, pour exercer son influence et peser dans le monde arabe, il fallait une armée, une économie importante et une démographie croissante, tel que l’Égypte ou l’Arabie Saoudite. Ce n’est désormais plus le cas. Les riches États du Golfe Persique ont bâti des villes modernes et dynamiques comme Dubaï, Abu Dhabi ou Doha, à partir desquelles elles exercent leur influence dans la région et au delà.

Des pourvoyeurs d’aide important

L’Arabie Saoudite, la superpuissance arabe historique est le pays qui avait pour habitude d’envoyer de l’aide non seulement au Yémen et en Égypte, mais aussi à la plupart des États arabes. Or selon la Banque mondiale, les États arabes du Golfe, sont aujourd’hui parmi les plus généreuses nations en ce qui concerne l’aide financière, contribuant plus de deux fois l’objectif de 0,7% de leur PIB au budget des Nations Unies. Ils n’ont donc plus besoin de l’aide du voisin Saoudien. Pire, depuis le début des soulèvements arabes, les aides en provenance des pays du Golfe sont sont multipliées. L’Égypte, par exemple, a reçu des milliards de dollars de ces États depuis les soulèvements en janvier 2011. Ces aides ne sont évidemment pas sans effet sur la possibilité pour ces pays d’influencer tant les gouvernants que la population locale.

Un rayonnement médiatique considérable

Pendant des décennies, la production de médias dans le monde arabe a été faite, filmée et réalisée dans les pays arabes traditionnels comme l’Irak, l’Égypte et le Liban. Aujourd’hui, une part importante de la production télévisuelle, l’enregistrement et le tournage, et bien sur le financement, a lieu dans les villes du Golfe, à Dubaï, Abou Dhabi ou Doha. Une grande partie de ces divertissements sont produits dans les différentes dialectes locaux de la région mais la simple mise en avant de ces villes du Golfe exerce a elle seule un degré d’influence important. Les États du Golfe abritent également les chaînes télévisées les plus regardées du monde arabe, un vecteur traditionnellement important du « Soft Power » tel qu’il se rencontre aussi pour le Royaume Uni avec la BBC ou France24 pour la France. Entre Al Jazeera à Doha et Al Arabiya à Dubaï c’est une réelle guerre médiatique pour gagner les esprits du public arabe. Les deux chaines sont accusées de présenter les évènements de manière favorable à leur propriétaires et États respectifs. Malgré cela, la portée de ces chaines avec leurs dizaines de millions de téléspectateurs arabes est un vecteur formidable du « Soft Power » des États du Golfe.

Une industrie touristique florissante

Alors que le tourisme est à l’arrêt au Liban, en Égypte ou en Irak, il prospère dans les pays du Golfe. Dubaï avec ses infrastructures et attractions construites il y a moins de 15 ans, attire aujourd’hui plus de touristes que tout autre État arabe. Elle est aussi la septième ville la plus visitée au monde. Les villes du Golfe se sont transformés en véritables marques mondialement reconnues, tandis que les villes arabes traditionnelles telles que Bagdad, Le Caire et Damas sont devenus synonyme de troubles et d’agitation. Le monde diplomatique, des affaires et des médias fait en permanence des visites dans ces villes, attiré par leur influence politique et le commerce. Par exemple, Abu Dhabi est le centre politique de facto de la région, avec des visites fréquentes par la plupart des ministres des Affaires étrangères des puissances régionales et mondiales. Alors que les pays traditionnellement culturellement riches du monde arabe continuent de faire face à des troubles interne, ils ne parviennent pas à investir dans des projets culturels, contrairement aux États du Golfe. Abu Dhabi, Dubaï, Doha et Sharjah investissent massivement dans les musées et l’éducation, afin d’attirer des talents du monde arabe et au-delà. Des événements et réunions internationales s’y tiennent presque toutes les semaines, et cela fait partie de la stratégie des États du Golfe afin de promouvoir leurs villes. Dubaï a déjà accueillit des réunions de la Banque mondiale et du FMI et s’apprête a recevoir l’exposition universelle en 2020, c’est également devenu un centre de conférence mondiale pour le sport, les médias, les nouvelles technologie et les forums d’affaires. Doha n’est pas en reste avec la Coupe du Monde 2022, tout comme Abou Dhabi qui verra l’ouverture d’une extension du musée du Louvre.

Des plateformes de correspondance mondiales

L’aéroport du Dubaï a dépassé ceux de Paris, Londres et Francfort en terme de passagers internationaux. Cela n’est pas le fruit du hasard mais d’uns stratégie mise en place par les autorités visant à transformer leurs plateformes aéroportuaires en véritables lieu de connexion, hub, à dimension mondiale. Ainsi, Emirates possède plus d’A380 que toute autre compagnie dans le monde, et similairement Etihad et Qatar Airways se développement fortement, se positionnant comme compagnies permettant de connecter l’Europe à l’Asie ou l’Australie, l’Est à l’Ouest. Ces compagnies servent de porte-étendard à leurs villes respectives, permettant de les faire rayonner partout où elles posent leurs avions tout en améliorant la connaissance de ces villes au niveau mondial. 


Alors qu’il y a quelques décennies ces nations naissantes étaient faibles et sous la menace des ambitions politiques des voisins, aujourd’hui, du fait de leur « Soft Power » elles exercent une influence considérable sur le reste du monde arabe, changeant à jamais l’équilibre de la région.

« Le Golfe » : Iran/Arabie Saoudite

Les deux puissances du moyen-orient, l’Arabie Saoudite et l’Iran, se livrent une sorte de guerre froide : opposés sur plusieurs fronts mais sans conflit direct. Un des symptômes de cette adversité : le nom d’une étendue d’eau. Une des victimes : le cours du baril de pétrole.

Demandez à quelqu’un à Téhéran de nommer la mer qui sépare l’Iran de la péninsule arabique et la réponse sera catégorique : le golfe Persique. Posez la même question à Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite, et la réponse est le golfe Arabique. L’Iran a même menacé de poursuites judiciaires dans le passé pour défendre le nom de cette étendue d’eau.

Pour garder les deux parties satisfaites, Google a contourné le problème en appelant la mer avec les deux noms : le golfe Arabique est écrite entre parenthèses sous le Golfe Persique dans son service de cartographie en ligne.

Le différend sur le nom du golfe est symptomatique de la méfiance profonde qui existe entre les émirats dominés par des sunnites musulmans d’Arabie et leurs voisins chiites musulmans. Paradoxalement, un accord entre Téhéran et les grandes puissances du monde afin de lever les sanctions économiques contre l’Iran en échange d’une réduction du programme nucléaire de la République islamique pourrait aggraver cette relation.

Les investisseurs internationaux qui souhaitent faire des affaires avec l’Iran ne devraient pas ignorer les craintes des Etats arabes face à la puissance politique et le potentiel économique croissant de leurs ennemis jurés, l’Iran. La solution, plutôt diplomatique, de Google pour le problème du Golfe est une bonne illustration des difficultés que les entreprises internationales devront éviter si elles souhaitent faire des affaires avec l’Iran et les Arabes de la région.

La toile de fond les négociations nucléaires à Vienne entre l’Iran et le P5 +1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) – a été l’un des facteurs aggravants. L’Arabie Saoudite et l’Iran semblent maintenant verrouillés dans deux guerres par procuration, au Yémen et en Syrie. Le problème est que ces conflits et la fracture croissante entre sunnites et chiites dans la région pourraient éventuellement percer dans un conflit plus globale qui déchirait la région.

Libre des contraintes des sanctions économiques, l’Iran finira par regagner sa puissance financière et s’en servir au profit de ses aliés : les tribus Houthi au Yémen, Bachar al-Assad en Syrie, et le Hezbollah au Liban. Face à cette perspective, l’Arabie saoudite est susceptible de faire tout son possible pour empêcher l’Iran de devenir une puissance économique et militaire dans la région.

Un des moyens : le prix du baril de pétrole. Actuellement à un niveau inconnu depuis plus d’une décennie, l’Arabie Saoudite refuse de ralentir sa production afin de faire remonter le prix. D’une part cela lui permet de conserver ses parts de marchés face aux « nouveau pétrole » américain et en même temps de faire pression sur l’Iran. Ce dernier a désespérément besoin de liquidités, et comptait pour cela sur le pétrole. Alors que les sanctions sont levées progressivement, il ne pouvait y avoir pire moment pour l’Iran d’écouler son stock. L’Arabie saoudite peut tenir, sachant qu’elle a d’importante réserves financière, mais jusqu’à quand ?

Avis sur mon hébergeur Obambu.com

Un petit article qui nous change des sujets internationaux normalement couverts sur Panorama Global mais qui j’espère présente un intérêt malgré tout. Cela fait donc un (petit) moment que j’ai lancé ce blog dans le cadre de la fin de mes études. Nécessitant un nom de domaine (panoramaglobal.fr est quand même plus classe que d’avoir panoramaglobal.blog-gratuit-machin.com) et un hébergement web, j’ai fait quelques recherches pour trouver chaussure à mon pied.

J’ai consulté de nombreux forums et avis et j’en ai retenu deux : j’hésitais entre OVH et Obambu. Mon choix s’est finalement porté sur ce dernier en raison du prix bien plus modéré, tant pour le nom de domaine que pour l’hébergement.

Le processus d’achat était facile : le règlement fait via PayPal, j’ai reçu les identifiants pour mon hébergement et un email me confirmant l’enregistrement de mon domaine.Le panel est simple à utiliser, et une mention spéciale pour Softaculous, qui m’a permis d’installer WordPress (que j’utilise actuellement) directement, sans avoir à m’occuper de mysql et du reste.

Je n’ai pas encore eu à contacter le service client, mais c’est assez rapide d’après les autres avis donc je ne me fait pas trop d’inquiétudes à ce niveau. J’essayerais de penser à mettre à jour cet article si j’ai à les contacter, et pour rendre compte de la qualité du service sur une plus longue période.

Je ne peux donc pour l’instant que recommander Obambu si vous avez un blog ou site à faire héberger, surtout pour ce prix là : Obambu.com

A bientôt sur sur Panorama Global pour de nouveaux articles sur notre thème : les sujets internationaux traitant de la géopolitique.

Diplomatie, Science et Antarctique

L’Antarctique n’est pas un continent comme les autres. N’appartenant à aucun État depuis le traité sur l’Antarctique de 1959 et ayant son environnement préservée depuis 1991, sa situation est pourtant entrain d’évoluer.

L’Antarctique accueille certes des manchots empereurs et quelques dizaines de scientifiques hébergés dans petites bases hermétiques. Il regorge surtout d’environ 200 milliards de barils d’hydrocarbures, s’ajoutant aux grandes quantités d’or, d’argent, d’uranium, et de nombreux autres métaux rares en dessous d’une glace encore vierge de  toute exploitation commerciale.

Sécuriser un territoire avec une telle richesse souterraine serait une bénédiction pour tous pays, offrant une sécurité énergétique durable et, de ce fait, favorise l’indépendance politique sur la scène internationale. Ainsi, de nombreux gouvernements du monde entier ont placé le pôle Sud parmi leurs priorités de politique étrangère. C’est n’est pas une nouveauté. Même au milieu des années 1950, la communauté mondiale, effrayés par la possibilité d’un conflit nucléaire Est-Ouest, avait engagé des pourparlers multilatéraux sur le sort de l’Antarctique à l’époque de la guerre froide. Après d’âpres négociations et malgré l’opposition initiale de l’URSS, le système du Traité sur l’Antarctique de 1959 a interdit déploiements militaires, essais nucléaires, exploitation minière commerciale et revendications territoriales dans l’Antarctique.

L’année 2048 est une année cruciale : le Protocole de Madrid sera soumis au renouvellement et les possibilités de forage seront de nouveau ouvert en Antarctique. Tout amendement au Protocole aurait besoin d’une majorité d’Etats signataires. Mais malheureusement pour les manchots empereurs, le Protocole de Madrid est pas un accord juridiquement contraignant attaché à une autorité supranationale telle que l’Organisation des Nations Unies. En d’autres termes, un pays déterminé pourrait commencer l’exploitation minière beaucoup plus tôt que 2048, simplement en se retirant du Protocole.

Par conséquent, la question centrale n’est pas si nous permettons le forage en 2048, mais « qui va percer en premier, que ce soit en 2048 ou plus tôt ? » Compte tenu des énormes ressources de l’Antarctique, l’équilibre des puissances, sur le plan international, politique et économique peut se transformer radicalement dans les quelques décennies à venir, en fonction de qui perce en premier. Aucune nation ne prendra le risque d’exploiter unilatéralement l’Antarctique avant de construire la capacité diplomatique, économique et militaire nécessaire pour affronter les vastes conséquences d’une telle politique dans l’arène internationale. La première nation assez déterminée pour aller vers le sud sera sûr de le faire avec d’autres pays, provoquant une redistribution des alliances existantes.

Pourtant, de nombreux analystes affirment que, d’ici 2048, les hydrocarbures de l’Antarctique ne seront plus intéressantes pour les puissances consommatrices de pétrole puisque des énergies renouvelables abordables auront été développées et démocratisées. Un tel résultat souhaitable nécessite un changement de politique énergétique, comme le fait l’Allemagne et l’Islande : transformant leurs stratégies industrielles nationales vers les technologies vertes et le développement durable. La démocratisation des énergies renouvelables est pas une tendance partagée par toutes les économies avancées, certains resteronts grands consommateurs d’énergie focile, afin de maintenir leur puissance militaire défensive et offensive. En particulier, les pays comme le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, voient la législation environnementale comme un frein à leur développent. Le succès limité des sommets de Kyoto et de Copenhague le prouvent. Quoi qu’il en soit, presque tous les pays développés sont basés sur les hydrocarbures et l’uranium. En outre, si l’un d’entre eux passe à une économie verte – un processus estimé à 30 ans – ils auront malgré tout besoin d’hydrocarbures, pas d’éoliennes ou de panneaux solaires, pour faire la transition.

La préservation de ce territoire ne peux donc, à priori, que passer par une transition énergétique rapide des pays industrialisés et émergents, qui se traduira par un status quo de la législation actuelle concernant l’Antarctique. C’est loin d’être assuré.

Hong Kong 2047, ville chinoise ?

Dans moins de 32 ans, Hong Kong, actuellement une région administrative spéciale (RAS) de Chine, verra son status particulier au sein de la Chine expirer. Que deviendra cette région ? Une simple partie de la Chine ?

Parcourons les différentes possibilités concernant l’avenir de ce territoire, alors que Pékin accentue son contrôle sur tous les aspects de cette RAS.

Scénario 1 : Le système actuel est prolongé.

  • Qu’est ce qui se passe ? Pékin accepte d’étendre la Loi fondamentale telle qu’elle existe actuellement. Le système « Un pays, deux systèmes » continue à fonctionner à Hong Kong. Le 1 juillet 2047 sera juste un autre jour comme un autre. Qu’est ce qui pourrait empêcher cela ? Principalement la façon dont les gens interprètent l’objectif initial de « un pays, deux systèmes». Au lieu d’être une date d’expiration, certains disent que la fenêtre des 50 ans a été choisie à des fins symboliques et non pas comme une bombe à retardement. Parlant lors d’une conférence internationale sur l’avenir de la Chine 1988, Deng Xiaoping, Homme d’État qui a dirigé le concept du «un pays, deux systèmes » en dit autant. « 50 ans est juste une façon de le poser. Même après 50 ans, notre politique ne changera pas. Premièrement, pour les 50 premières années, il ne peut pas être changé et pour la suite, il n’y aura pas besoin de le changer « .
  • Quelles en sont les chances ? Albert Chen Hung-yee, professeur en droit constitutionnel à l’université de Hong Kong et membre du Comité de la Loi fondamentale, dit que le renouvellement de la Loi fondamentale est une possibilité réelle. « Si les choses fonctionnent bien dans la période des 10 ans avant 2047, les gens voudront continuer l’arrangement », dit Chen. « Cela dépend si Hong Kong peut continuer à être politiquement stable et économiquement prospère, parce que la stabilité et la prospérité sont les objectifs initiaux du «un pays, deux systèmes». »

Scénario 2 : Le système est prolongé, mais avec des changements.

  • Qu’est ce qui se passe ? Le gouvernement utilise la transition de 2047 comme une chance de modifier les dispositions obsolètes. Aidé par les politiciens, il commence un processus de consultation afin de réformer certains aspects problématiques de la Loi fondamentale. Hong Kong évoluera dans le bon sens si Pékin ne suggère pas les changements qu’il aimerait voir.
  • Quelles en sont les chances ? Pas tout le monde regarde avec effroi 2047. La Loi fondamentale n’est pas parfait, et 2047 pourrait être une grande chance pour l’améliorer. Par exemple, le secrétaire en chef Carrie Lam voyait 2047 comme une opportunité de changement quand elle était encore secrétaire pour le développement, en 2012. Elle a parlé d’une éventuelle révision de la controversée politique de la petite maison, qui accorde à chaque villageois autochtones de sexe masculin des Nouveaux Territoires le droit de construire une maison. Bien que largement exploitée par les promoteurs immobiliers, la politique est actuellement acceptée comme un droit garanti par l’article 40 de la Loi fondamentale. Un autre coup de pouce potentiel à Hong Kong est de mettre à jour la garantie que Hong Kong opérera sa monnaie distincte en vertu de la déclaration conjointe. En 1984, l’économie chinoise était mal en point, et il aurait été un désastre pour Hong Kong à adopter le yuan, et ainsi le Dollar de Hong Kong a été codifiée dans la Loi fondamentale. Mais aujourd’hui, certains affirment que la ville pourrait bénéficier d’une nouvelle politique de change. Albert Chen du Département de droit HKU a suggéré que cette situation pourrait être débattue en 2047.

Scénario 3 : Un nouveau système est mis en place.

  • Qu’est ce qui se passe ? Pékin introduit des modifications importantes visant à miner fondamentalement l’autonomie de Hong Kong. La cour d’appel final est transféré à la capitale de la région, Guangzhou ou peut-être à Pékin. Plus de liberté de parole, de presse et de réunion. Vous pouvez être arrêté pour « incitation à la subversion du pouvoir politique de l’Etat ». Hong Kong est intégré plus pleinement dans la partie continentale de la Chine : politiquement, économiquement, socialement et culturellement. Il pourrait encore être appelé « un pays, deux systèmes », mais serait en réalité un pays, un seul système.
  • Quelles en sont les chances ? Sans accord international contraignant restant sur le fonctionnement de « un pays, deux systèmes », la première chose que Pékin sera tenté de saper est la règle spéciale de Hong Kong concernant la loi, en particulier le pouvoir de décision finale de la RAS. « C’est quelque chose dont les chinois se sont plaints« , explique Danny Gittings. « Il est très inhabituel pour les places dans un même pays d’avoir des tribunaux indépendants. » Le récent livre blanc de Pékin sur « un pays, deux systèmes » montre déjà la méfiance du PCC sur l’indépendance des juges de la ville, avec son commentaire controversé que «la politique de base obligatoire » des membres du gouvernement, y compris les juges, est « d’aimer le pays. « Robert J. Morris, juriste à l’Université de Hong Kong, fait valoir que le critère de « un pays, deux systèmes » est « l’absorption complète de Hong Kong » dans le continent, que l’arrangement est dialectique dans le sens où il est conçu pour résoudre les désaccords entre les deux points de vue. Mais «il n’y a pas de protection pour Hong Kong dans la Loi fondamentale», dit Morris, Pékin est le seul qui peut dominer. Kenneth Chan Ka-lok, un député du Parti civique et professeur agrégé en politique internationale à l’Université baptiste de Hong Kong, confirme. « Il est clair que pour moi que les dirigeants actuels sont de moins en moins confiants quant à Hong Kong et comment la démocratisation de Hong Kong peut ou non bénéficier aux changements politiques de la Chine», dit Chan. « Il serait dans l’intérêt de Pékin et Hong Kong de converger pacifiquement. »

Scénario 4 : Hong Kong devient une ville chinoise comme une autre.

  • Qu’est ce qui se passe ? La Loi fondamentale expire, et Hong Kong revient à la Chine. Plus de Région administrative spéciale plus de privilèges spéciauxHong Kong devient une ville de la partie continentale. La police sera prise en charge par la Police armée populaire, avec tout ce qui va avec.
  • Quelles en sont les chances ? Faible. Personne ne croit que cela est réellement plausible. Après tout, Hong Kong n’est pas vraiment une priorité pour Pékin. Avec les séparatistes tibétains, les terroristes du Xinjiang, les différends frontaliers japonais, la corruption interne et le problème de Taiwan, la Chine ne cherche pas des problèmes en plus. Il y a aussi des façons plus facile et discrètes de changer tranquillement Hong Kong que l’annulation de la SAR : le processus graduel de la primauté du droit en sera l’élément clé.